Défaillances d'entreprises en France en 2026

Défaillances d’entreprises en France au 1er trimestre 2026 : hausse de +6% par rapport au premier
trimestre 2025

23/04/2026

  • Un nouveau record de défaillances d’entreprises est attendu en France en 2026. Une prolongation du conflit au Moyen-Orient ne ferait qu’accroître les difficultés des nombreuses entreprises déjà mises à mal par la succession des crises, boostant notre prévision centrale de près de 70 000 défaillances en 2026 à plus de 71 600 dans notre scenario macroéconomique alternatif. Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière demeure marquée pour les secteurs tirés par la consommation des ménages : l’agriculture (+16 %), les services aux particuliers (+14 %), l’hébergement-restauration (+9 %) et le commerce automobile (+8 %).
  • Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière reste marquée pour les secteurs liés à la consommation des ménages : l’agriculture (+15 %), les services aux particuliers (+15 %), le commerce automobile (+8 %) et l’hébergement-restauration (+7 %). 
  • Comme ce que nous avons observé en 2025, la hausse des défaillances touche toutes les tailles d’entreprises mais s’est concentrée aux deux extrémités du spectre : les plus petites, et les plus grandes.Au niveau régional, presque toutes les régions observent une hausse de leurs défaillances sur l’ensemble de l’année 2025 avec un Top 3 composé des Pays de la Loire (+21 % par rapport à 2024), les DOM (+16 %) et la Corse (+14 %). A l’inverse, Provence-Alpes-Côte d’Azur est la seule région à enregistrer une baisse de ses défaillances en 2025 (-6 %).• 3 régions observent une baisse de leurs défaillances au T1 2026 : la Corse (-27 % par rapport au T1 2025), la Normandie (-10 %) et les Pays de la Loire (-9 %). A l’inverse, le Centre Val de Loire (+18 %) et la Bourgogne Franche Comté (+17 %) sont les régions les plus touchées.
  • 3 régions observent une baisse de leurs défaillances au T1 2026 : la Corse (-27 % par rapport au T1 2025), la Normandie (-10 %) et les Pays de la Loire (-9%). A l’inverse, le Centre Val de Loire (+18 %) et la Bourgogne Franche Comté (+17 %) sont les régions les plus touchées. 
Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France pour le 1er trimestre 2026.  
Défaillances d’entreprise,  en nombre, par mois

Défaillances d’entreprise, en nombre, par mois
Source : Allianz Trade

2026 a débuté comme l’année 2025 s’est achevée, avec une nouvelle hausse des défaillances d’entreprises et un décompte de 19 243 cas au premier trimestre 2026 (+6 % par rapport au T1 2025 et +2 % par rapport au T4 2025). Ce momentum confirme l’infléchissement attendu après les pics d’accélération affichés en 2022 (+49 %), 2023 (+35 %) et 2024 (+17 %), mais surtout la persistance d’un très haut niveau de sinistralité. Le premier trimestre 2026 affiche à un plus haut historique pour un premier trimestre (19 243 cas contre 18 625 pour le précédent record au T1 2015). La perspective reste celle d’un chiffre durablement élevé au regard de la faiblesse conjoncturelle, avec une inflation élevée freinant la reprise de la consommation, des problèmes persistants dans la construction, et des taux d'intérêt élevés – mais aussi du fait de la forte création d’entreprises depuis le covid. Les faillites d'entreprises ne diminueraient que modérément en 2027, à mesure que les conditions économiques devraient s'améliorer.
« Les défaillances d'entreprises devraient atteindre un nouveau record en France en 2026. Nous prévoyons un nombre de cas élevé et prolongé autour de 69 900, soit une augmentation de +2 % par rapport à 2025. Alors que nous anticipions une stabilité des défaillances en 2026, le risque est toutefois bel et bien haussier du fait des incertitudes géopolitiques, avec une prolongation du conflit au Moyen Orient qui ne ferait qu’accroître les difficultés des nombreuses entreprises déjà mises à mal par la succession des crises, boostant notre prévision centrale à plus de 71 600 dans notre scenario macroéconomique alternatif. En revanche, nous estimons que les défaillances d’entreprises devraient reculer de -3 % en 2027 pour s'établir à environ 67 800 cas, à mesure que la conjoncture économique s'améliorerait potentiellement » explique Maxime Lemerle, Responsable de la recherche défaillances chez Allianz Trade.
Après s’être diffusée à toutes les tailles d’entreprises, la hausse des défaillances se concentre sur les deux extrémités du spectre depuis 2025 : les plus petites, et les plus grandes. A fin mars 2026, toutes les entreprises défaillantes pour lesquelles les données financières sont disponibles représentaient encore, au regard des données historiques, des niveaux très élevés de chiffre d’affaires cumulé (EUR 37,6 Mds, soit +12 % sur 1 an et +58 % par rapport à la moyenne 2006-2025) et de passif fournisseurs (EUR 7,5 Mds soit +15 % et +69 % par rapport à la moyenne 2006-2025).

 

Défaillances d’entreprise par taille de chiffre d’affaires

Défaillances d’entreprise par taille de chiffre d’affaires,
à fin mars 2026 / Source : Allianz Trade

Défaillances d’entreprise par secteurs

Défaillances d’entreprise par secteurs
Source : Allianz Trade

Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière reste marquée pour les secteurs liés à la consommation des ménages. C’est vrai en termes relatifs avec l’agriculture (+15 %), les services aux particuliers (+15 %), le commerce automobile (+8 %) et l’hébergement-restauration (+7 %). C’est vrai aussi en nombre, avec les services aux particuliers (+884 cas sur 12 mois) et l’hébergement / restauration (+576), après les services aux entreprises (+637).

Trois secteurs échappent à la hausse prolongée des défaillances : le commerce de détail et l’ensemble finance/immobilier, stables sur 12 mois, et la construction, en retrait de 2 % sur 12 mois, mais qui reste le secteur le plus sinistré avec 20 % des faillites. 

Au regard des données historiques, les secteurs qui se distinguent avec un niveau de défaillance très élevé sont le transport-entreposage (67 % au-dessus de la moyenne 2010-2019), le commerce automobile (46 %), l’information/communication (46 %), l’hôtellerie/restauration (39 %) et les services aux entreprises (+32 %). Le commerce de gros (-4 % en dessous) est la principale exception, avec toutefois près de 3 000 défaillances sur les 12 derniers mois.

 Au niveau régional, seules 3 régions observent une baisse de leurs défaillances au T1 2026 : la Corse (-27 % par rapport au T1 2025 après une hausse de +14 % en 2025), la Normandie (-10 % par rapport au T1 2025) et les Pays de la Loire (-9 % par rapport au T1 2025 après une hausse de +21 % en 2025). A l’inverse, le Centre Val de Loire (+18 %) et la Bourgogne Franche Comté (+17 %) sont les régions les plus touchées. L’Île de France, malgré une légère hausse de +4 % au T1 2026 reste la région la plus sinistrée de France avec près d’une faillite sur quatre devant Auvergne Rhône Alpes.

Evolution des défaillances par région sur les 12 derniers mois

Evolution des défaillances par région sur les 12 derniers mois 
                                            Données à fin mars 2026 / Source : Allianz Trade                                                     

La hausse des défaillances reste généralisée à tous les types de forme juridique, mais avec une nette accélération pour les « entreprises en nom » sur la période récente, lesquelles représentent à nouveau 13 % des défaillances (+3pp par rapport à 2023-2024). La hausse des faillites de sociétés (SARL, SA, etc…) perd en intensité (+2 % sur 12 mois) mais cela reflète une stabilité à un (très) haut niveau puisqu’elles dépassent significativement (27 %) le niveau annuel moyen observé pendant la décennie pré-crise sanitaire (60 782 à fin mars 2026, contre 47 869 en moyenne sur 2010-2019 - et contre 44 117 pour 2019).

« L'économie française fait face à des défis structurels et majeurs dans un environnement mondial marqué par une complexité et une incertitude accrues. Le contexte actuel, marqué par le conflit au Moyen-Orient, la volatilité des marchés de l’énergie et les perturbations des grandes routes commerciales, renforce l’incertitude économique et financière. Dans ce climat de forte instabilité, les entreprises doivent redoubler de vigilance afin de limiter le risque de non-paiement, en s’appuyant notamment sur une analyse fine du risque lié à leur secteur ainsi qu’à leurs clients et fournisseurs. En accompagnant ses clients dans la sécurisation de leurs créances commerciales, l’assurance-crédit joue plus que jamais un rôle de filet de sécurité, dans un environnement où les tensions géopolitiques fragilisent les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentuent les risques de rupture et de défaillances » rappelle Laurent Treilhes, Président du Comité Exécutif d’Allianz Trade en France