lors que le score de risque de nombreux pays commerçants s’améliore au niveau mondial, la Belgique se distingue malheureusement dans la mauvaise direction. Notre notation de risque passe de AA1 à A1 : un signal que les CFO et responsables financiers ne peuvent ignorer.

Notre étude la plus récente, la « Country Risk Atlas », basée sur l’analyse de 83 pays représentant ensemble 94 % du PIB mondial, met en lumière un paysage de risques en pleine évolution, dans lequel la Belgique devient plus vulnérable.

Globalement, la tendance est positive : plus d’améliorations que de dégradations. Mais derrière cette apparente embellie, les écarts entre pays s’accentuent — et ces écarts influencent directement la sécurité de votre trésorerie, de vos transactions internationales et de vos décisions d’investissement.

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Selon Johan Geeroms, Risk Underwriting Director Benelux, la dégradation de AA1 à A1 n’est pas anecdotique : « Le recul semble limité, mais c’est un signal clair : les risques pour les entreprises étrangères de faire affaire avec la Belgique ont augmenté. »

Les principaux facteurs qui pénalisent la Belgique :

  • finances publiques fragiles,
  • progrès trop lents dans la réduction du déficit budgétaire,
  • hausse rapide des faillites, avec un pic autour de 11 700 faillites en 2025,
  • reprise plus nette attendue seulement à partir de 2027.

Ce n’est pas un détail. Cela révèle une vulnérabilité structurelle que tout responsable financier doit intégrer dans sa gestion des risques et sa planification stratégique.

Johan Geeroms souligne que cette dégradation ne signifie pas que la Belgique devienne « inintéressante » : « La Belgique reste économiquement résiliente, idéalement située et forte dans la logistique, les services et les industries de pointe. »

Mais il ajoute immédiatement que les défis sont réels : déficits structurellement élevés, industrie sous pression et investissements trop souvent défensifs plutôt que tournés vers la croissance. Ces éléments justifient une notation plus basse.

En résumé : la Belgique demeure un bon environnement d’affaires, mais les investisseurs et partenaires commerciaux doivent être plus attentifs aux risques à moyen terme.

  1. Un élément positif vient des Pays-Bas et de l’Allemagne. Les Pays-Bas maintiennent leur rating AA1, l’un des meilleurs au monde. Cela confirme la stabilité de leur économie et leur attractivité pour les affaires.
  2. LAllemagne, notre principal partenaire commercial, affiche enfin une amélioration marquée de sa notation, ce qui est directement pertinent pour les entreprises belges. Selon Johan Geeroms : « La situation en Allemagne s’améliore fortement. Avec un fonds de 500 milliards d’euros dédié aux infrastructures, des avantages fiscaux et des commandes de défense accélérées, le pays renforce ses bases. La Belgique en bénéficiera certainement. »

    Pour les CFO : les opportunités en Allemagne augmentent tandis que les risques diminuent.

La Country Risk Atlas montre une reprise globale :

  • 36 pays ont vu leur notation relevée,
  • seulement 14 ont été dégradés.

Mais le nombre de dégradations a presque triplé par rapport à 2024, et certaines économies clés — dont la Belgique, la France et les États-Unis — voient leur score baisser.

C’est un signal important. Comme l’explique Aylin Somersan Coqui, Global CEO d’Allianz Trade : « Dans les grandes économies, des risques persistent. Les entreprises doivent adopter une approche sélective et spécifique à chaque pays pour protéger leurs actifs. »

1. Travaillez avec des informations actualisées par pays

Les écarts se creusent. Votre stratégie doit être mise à jour marché par marché.

2. Comprenez l’impact de la dégradation de la Belgique

A1 reste une bonne notation, mais la tendance est négative. Conséquences possibles :

  • hausse du risque d’impayés,
  • pression sur les marges avec la vague de faillites,
  • prudence accrue des partenaires étrangers.

3. Renforcez votre attention sur l’Allemagne et les marchés en amélioration

Des opportunités se créent pour l’export, les investissements et les partenariats.

4. Protégez votre trésorerie de façon proactive

Dans un contexte marqué par plus de faillites et une pression économique soutenue, il est essentiel de :

  • suivre de près les limites de crédit,
  • resserrer les conditions contractuelles,
  • évaluer les risques de paiement de manière réaliste.

5. Considérez la gestion des risques comme un avantage compétitif

Les entreprises qui intègrent le risque de manière structurelle sont plus résilientes et croissent plus solidement.